Le “Chief Happiness Officer” ou “Responsable du Bonheur au Travail” désigne le manager en charge du bien-être des collaborateurs. Si le titre peut prêter à sourire, la fonction se développe bel et bien au sein des entreprises de toutes tailles et de tous secteurs. Force est de constater qu’un collaborateur heureux est plus efficace et motivé. Pourtant, pour certains, il s’agit d’un métier gadget ou d’un phénomène de mode… Mais pour le secteur des ESN, pour qui attirer et fidéliser les talents est essentiel, ce poste peut-il changer la donne ?

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Le Chief Happiness Officer, c’est quoi exactement ?

Les fonctions du Chief Happiness Officer, se retrouvent à la frontière des métiers de la communication, des ressources humaines et du management. Son rôle est transversal et axé sur le bien-être au travail. Cela demande des qualités d’écoute, de la convivialité et un sens aigu de l’organisation. Le CHO doit être un facilitateur, un médiateur et un fédérateur.

Il s’agit de s’assurer que chaque collaborateur est bien dans son poste et dans sa tête, que ses relations avec ses collègues et sa hiérarchie sont harmonieuses et qu’il s’épanouit dans ses missions. Cela peut passer par :

  • L’organisation d’événements internes.
  • La création de lien entre les collaborateurs.
  • La transmission des valeurs de la société.
  • L’accompagnement des évolutions de l’entreprise (nouvelle stratégie, déménagement, télétravail…)
  • La mise en place d’activités de détente : garderie, yoga, massage, méditation, conciergerie, salle de sport…
  • L’accueil et l’intégration des nouveaux collaborateurs.
  • La convivialité des espaces de travail.

Un concept séduisant sur le papier…

Sur des marchés de l’emploi extrêmement tendus comme celui du numérique, une ESN soucieuse du bien-être de ses collaborateurs peut faire la différence. Avoir un CHO au sein de son entreprise, c’est certainement mettre toutes les chances de son côté pour limiter son turnover, attirer des talents et augmenter la motivation.

On ne peut pas le nier, la tendance est désormais à l’humain. Un salarié heureux serait 2 fois moins malade, 6 fois moins absent et 9 fois plus loyal. Dans ce contexte, se préoccuper du bien-être paraît capital. De plus, au contraire du DRH ou du manager, le CHO a une position sans lien direct de subordination. Un collaborateur pourra donc plus aisément se confier et aborder ses difficultés au quotidien.

Un CHO en ESN pourrait, par exemple, participer au réaménagement des locaux pour offrir un environnement plus agréable, déployer des outils adaptés pour faire gagner du temps aux collaborateurs ou encore faciliter l’intégration des consultants.

Pourtant le Chief Happiness Officer n’est pas un magicien…

Mettre à disposition un babyfoot ou apporter les croissants le matin ne suffit pas à rendre heureux. Le bonheur se propose, il ne s’impose pas. En effet, si un poste ne répond pas aux attentes du collaborateur, la multiplication de gadgets de divertissement est inutile. De la même façon, Il ne s’agit pas d’accroître la charge de travail et d’espérer que l’organisation d’un barbecue permettra de contrebalancer un rythme de travail infernal.

Vient ensuite la question de la localisation. Au sein des ESN ou les consultants sont la plupart du temps en mission chez le client, comment ce poste pourrait-il exister ? La qualité de vie au travail est essentielle sur ce secteur très concurrentiel mais peut-on vraiment s’assurer du bien-être de ses collaborateurs à distance ? Dans un environnement de travail que l’on ne maitrise pas ? Rien n’est moins sûr…

L’entreprise doit veiller à ne pas brandir le bonheur comme une nouvelle valeur sur laquelle elle souhaite communiquer, et en contrepartie, en demander encore plus à ses collaborateurs. Il appartient au CHO de veiller à ce que les valeurs affichées ne soient pas juste des mots, mais qu’elles soient réellement incarnées, surtout par ceux qui se doivent d’être exemplaires, les managers.

Se poser la question est déjà un bon point de départ !

L’épanouissement des consultants au sein des ESN reste un sujet majeur. Qu’on les s’appelle “culture manager”, “feel good manager” ou encore “responsable de la qualité de vie au travail”, ce que l’on observe, c’est qu’il y a une tendance de fond, dans les sociétés de conseil, autour de la thèmatique du bien-être au travail.

Pour initier la démarche, les ESN, pourraient, à défaut de créer un poste dédié, former les équipes RH à ces questions. Une première étape intéressante serait de commencer par un état des lieux des ressentis individuels et collectifs et de prendre note des dysfonctionnements éventuels. Ce diagnostic pourrait ensuite être remonté au sein de la direction pour amorcer la transformation nécessaire.

Ensuite, elles peuvent tenter d’améliorer les bonnes pratiques du management et de la fidélisation : les techniques d’onboarding, l’amélioration de l’expérience collaborateur, la mise en place du télétravail, l’optimisation des outils de communication interne etc… Il est essentiel que le chantier soit ouvert pour que chaque collaborateur puisse librement s’exprimer sur ce qui contribue à son bonheur ou l’affecte.

Certaines ESN clientes de BoondManager, ont déjà franchi le pas, à l’instar Thélio. Xavérine Labat, en charge de ces questions témoigne :

“Thelio est une société de conseil : donc par définition nos consultants sont à moitié à l’agence et à moitié chez les clients à temps plein. Garder un état d’esprit et une cohésion d’entreprise est un axe fort chez nous. Nous sommes Thélio avant tout. Pour ceci nous avons mis en place plusieurs étapes importantes tout au long de l’année pour maintenir le lien avec les consultants :

  • Après-midi Thélio : une fois par mois nous regroupons tous les consultants pour un après-midi studieux et de folie
  • Une journée détente une fois / an
  • Une soirée pour fêter la nouvelle année
  • Des actions ponctuels tout au long de l’année : anniversaires, afterworks, crêpes partis, petit dej…
  • Organisation de formations continue de savoir-faire et de savoir-être
  • Père Noël surprise / Noël des enfants.

Être présent et disponible pour le bien-être des consultants se traduit aussi par une réponse rapide de ma part quel que soit le sujet, l’organisation de déjeuner « comme à la maison » (pot au feu, galettes bretonnes…) et de la compréhension des besoins de tous les profils. Et 30 consultants c’est 30 caractères différents 😉

Et bien sur la simplification des process interne : d’où la mise en place de Boondmanager :)”

 

Et vous ? Racontez-nous votre expérience dans les commentaires.

Une réaction au sujet de « Votre ESN a-t-elle besoin d’un Chief Happiness Officer ? »

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