Le Cloud est de plus en plus utilisé dans les entreprises et les organisations. Les sociétés de service et les cabinets de conseil peuvent-ils continuer à développer leurs activités sans s’y investir ? Quels changements entraîne le Cloud pour ces acteurs et de quelles façons peuvent-ils s’y adapter ?

Le Cloud, un avenir prometteur pour les sociétés de conseil et d'ingénierie

La flexibilité est dans le Cloud

Le nuage a réinventé notre façon de consommer des prestations informatiques : « Le Cloud Computing est un modèle offrant un accès réseau, permanent, pratique et à la demande, à un ensemble de ressources informatiques paramétrables (par exemple, réseaux, serveurs, stockage, applications et services) qui peuvent être provisionnées rapidement et libérées avec un effort minimum de gestion par l’utilisateur ou par un prestataire de services. » (Définition du NIST : National Institute of Standards and Technology)

Les deux avantages principaux du Cloud résident dans une diminution importante des coûts d’usage et d’investissement, et dans la rapidité de mise en œuvre des services et des développements.

Articulé autour de trois principaux modèles, SaaS (Software as a Service) , PaaS (Platform as a Service) et IaaS (Infrastructure as a Service) , la vraie révolution est, selon Douglas Neal, chercheur au sein du Leading Edge Forum de CSC, dans la flexibilité qu’offre le nuage – « un système on/off, où l’entreprise ne paie que le temps d’utilisation du service, sans accumuler les coûts inutiles », résume-t-il . Les possibilités peuvent également aller jusqu’à l’externalisation de processus complets.

Cloud : SaaS, PaaS et IaaS

Le client est libéré des charges d’infrastructure et peut se concentrer sur son cœur de métier.

La croissance du Cloud s’accélère

En 2014, une étude de l’INSEE révèle que si l’adoption du Cloud computing en France est dominée par les services de stockage de fichiers (61 %) et de messagerie (62 %), la France enregistre un pourcentage d’adoption du Cloud supérieur à la moyenne européenne pour les services d’hébergement de bases de données (49 %) et de logiciels CRM (23 %).

Les freins à l’utilisation du Cloud relatif à la sécurité et à la localisation incertaine s’estompent : en 2016, les dépenses Cloud représenteront 12 % du budget IT des entreprises (contre 3 % en 2012) et les dépenses IaaS, SaaS et PaaS augmenteront de 36 % .

Le Cloud bouleverse les activités des sociétés de services et d’ingénierie avec des opportunités en vue.

Avec le Cloud, la gestion informatique du projet, et notamment les besoins d’intégration informatique, deviennent des préoccupations secondaires. Or, ceux-ci constituaient jusqu’à présent une part non négligeable des services offerts par les ESN (ex SSII).

Interrogé sur les opportunités futures pour les ESN françaises, le patron du Syntec Numérique, Guy Mamou-Mani, s’est dit préoccupé en novembre dernier par l’avenir de certaines ESN à court terme « Si une ESN ne s’intéresse ni au Cloud, ni au Big Data par exemple, elle restera une SSII et elle disparaîtra ». Selon lui, « les ESN doivent se spécialiser » et remplacer le « temps homme » par une nouvelle unité de facturation adapté aux usages.

Le Cloud permet également aux directions métiers, désireuses de davantage d’autonomie et de réactivité, de s’affranchir des directions informatiques. Les questions centrales d’organisation et d’accompagnement du changement des projets en transformation digitale passent au premier plan. Selon Guy Mamou-Mani, « les ESN sont entrées dans une nouvelle ère où une partie des dépenses en informatique, dans le Cloud notamment, ne passe plus par la direction des services informatiques (DSI), mais de plus en plus par le marketing et les directions métiers. Avec comme corollaire, l’apparition d’une nouvelle génération de décideurs ».

Les ESN doivent donc identifier ces décideurs et s’adapter à une culture de vente et de service différentes.

Les opportunités d’affaires semblent bien être du côté des ESN qui sauront tirer profit non seulement du Cloud, mais aussi du Big Data, de la Sécurité et des Objets connectés, domaines tous désormais étroitement liés.

croissance attendue dans le Cloud 2014 - 2017

Cette transformation s’accompagne de l’apparition de nouveaux métiers très demandés : DevOps, Ingénieur Systèmes Cloud, architecte Cloud, développeur Cloud, Ingénieur d’affaires Cloud.

La croissance des cabinets de conseil s’appuie de plus en plus sur le numérique et le Cloud

Après quelques années en demi-teinte, la révolution digitale dans les entreprises va stimuler d’ici à 2018 la demande de conseil, selon le groupe XERFI. « Le numérique n’est en effet pas seulement une révolution technologique, mais aussi – peut-être surtout – organisationnelle. » . Une aubaine pour les cabinets de conseil, pour qui le conseil en organisation est le cœur de métier, à condition de savoir s’adapter au Cloud et de soigner aux petits oignons les consultants en les fidélisant le plus possible et en limitant le turn-over, pour répondre aux exigences croissantes de qualité.

Dans un livre blanc intitulé « Quand le nuage offre un nouvel horizon aux sociétés de conseil » , l’association Eurocloud, rassemblant 200 entreprises tous secteurs confondus du Cloud Computing, observe que l’avènement du Cloud devrait permettre aux cabinets de conseil de réaliser des missions potentiellement de plus courte durée et moins techniques, nécessitant moins d’intégration et de cahier des charges, mais davantage de paramétrages, de démonstrations, d’accompagnements et de maquettes.

Dans le même temps, le Cloud leur permettra « d’embarquer dans leurs missions les solutions des éditeurs SaaS et de les laisser en location à leurs clients une fois leur mission terminée ». Un moyen de « garder une relation forte avec leurs clients » et de donner de la récurrence à leurs missions.

Privilégiant le modèle du « prêt-à-porter », le Cloud bouscule le « sur-mesure » sur lequel se sont bâties les offres des cabinets de conseil ». Là encore, un changement de culture devra s’amorcer.

Par ailleurs, « sur un marché devenu mondial et immédiatement accessible via Internet », les cabinets de conseil doivent passer un temps de veille plus important qu’avant l’avènement du SaaS pour aider leurs clients à faire leur choix face la multiplication des offres répondant à leurs besoins.

Comme pour les sociétés de service, les cabinets de conseil verront désormais leurs interlocuteurs être le plus souvent issus des directions métiers, et doivent remettre en question leur modèle tarifaire, délaissant l’unité d’œuvre “jour”.

les bouleversements métier induits par le Cloud


Au même titre que leurs clients, les cabinets de conseil et les sociétés de service et d’ingénierie doivent aller toujours plus vite dans la recherche de solutions innovantes pour améliorer leurs résultats.

À travers ses offres en mode SaaS, le Cloud propose une offre pléthorique dans presque tous les domaines : solutions de messagerie et de stockage, logiciels de comptabilité, logiciels de bureautique, plateforme collaborative ou de gestion de projets, CRM, ERP, etc.

Des sites et annuaires recensent par catégorie les solutions Cloud offertes aux professionnels.

Dans le domaine des ERP métier en mode SaaS, BoondManager colle parfaitement aux processus et aux activités des sociétés de conseil et d’ingénierie et des cabinets de conseil. Son installation et son paramétrage rapide, son utilisation très facile au quotidien, font vite oublier les tableaux de pilotage réalisés sous Excel ou un progiciel un peu trop généraliste. Le temps ainsi gagné permet de se concentrer sur l’essentiel.

Les clients de BoondManager en témoignent.


 

Crédits photos :  taronin – marigranula / Stocklib.fr