Depuis quelques mois les technologies low-code/no-code (LCNC) font beaucoup parler d’elles. Peut-on parler d’un véritable enjeu pour les Entreprises de Service du Numérique et cabinets de conseil ? La montée en puissance du “no-code” (capacité de créer une application sans avoir besoin de taper une ligne de code) et du “low-code” (entre 20% et 30% de code à écrire soi-même) permettrait effectivement de dégager de nouvelles parts de marché pour les ESN, tout en luttant contre la pénurie de talents qui fait rage au sein du secteur.

 

Définitions et principes 

Le cabinet Gartner estime que, d’ici 2024, 65% des applications seront développées en low-code. Ces outils offrirait une réduction significative des délais et surtout une évolutivité importante. Quelles sont les principales différences entre le no-code et le low-code ?

Les outils no-code :

  • Sont ouverts à tous, avec une promesse de zéro ligne de code
  • Ont une interface visuelle et intuitive, avec des templates prédéfinis
  • Sont dédiés aux applications simples, avec la possibilité de faire des mises à jour fréquentes.

Les outils low-code :

  • Sont destinés aux profils ayant un minimum de connaissances techniques
  • Ont une interface visuelle et intuitive permettant de construire des solutions plus personnalisées et d’y intégrer des systèmes tiers
  • Sont dédiés aux applications plus complexes

Par ailleurs, les plateformes no-code mettent souvent l’accent sur l’expérience utilisateur (UX/UI) alors que les plateformes low-code sont plutôt orientées métier (données/processus). En fonction du besoin, les deux approches peuvent être judicieuses, voir être complémentaires (low-code pour le Back, no-code pour le Front).

 

 

Quels sont les enjeux du low-code/no-code pour les ESN ?

Les bénéfices du low-code/no-code pourraient être nombreux pour les Entreprises de Services du Numérique : lutter contre la pénurie de développeurs, réduire le temps de développement, permettre plus d’innovations et d’agilité et réduire les coûts.

Faire face à la pénurie de compétences

C’est probablement sur cette question que l’on attend l’explosion des technologies low-code/no-code. En effet, les ESN connaissent, depuis quelques années déjà, une pénurie de ressources IT. Certaines se livrent une véritable guerre des talents pour attirer les meilleurs développeurs. Au regard de la transformation digitale à l’oeuvre, il manque encore des milliers de développeurs pour créer et maintenir des projets tech. Par conséquent, se tourner vers les outils low-code/no-code semble une alternative alléchante.

Gagner en rapidité et en agilité

Il est évident qu’une plateforme de développement low-code/no-code  est un accélérateur incontournable dans les projets de transformation numérique puisqu’elle permet de créer des applications métier sans devoir réinventer bon nombre d’automatismes et de règles. Si le low-code/no-code connaît un tel succès, c’est grâce à sa capacité de produire une application ou un site avec une rapidité sans précédent. En effet, réduire le temps nécessaire entre l’expression des besoins métier et leur concrétisation en termes d’outils sera déterminant dans les mois / années à venir. Ces outils présentent donc une réponse adaptée face aux besoins d’agilité grâce à un outillage ad-hoc et une capacité à réagir plus vite.

 

Vers de nouveaux profils et de nouvelles compétences ?

On le comprend aisément, le low-code/no-code va impactera les ESN et cabinets de conseil dans les années à venir en créant de nouveaux profils et de nouvelles compétences qui auront pour rôle d’accélérer la transformation digitale d’une part et de réduire les coûts de lancement d’une application.

De nouvelles compétences low-code/no-code vont être demandées et par conséquent de nouveaux métiers devraient arriver sur le marché.

Mais pour autant, ces technologies n’ont pas vocation à faire disparaitre le métier de développeur. Les opportunités pour cette profession monteront certainement en gamme vers des projets plus solides, comportant plus de moyens et occasionnant plus de valeur ajoutée.

Les réussites low-code/no-code d’aujourd’hui seront des projets, avec du code, à développer demain, quand leur croissance créera de nouveaux besoins. De belles opportunités à inventer…

 

Et vous ? Comment les outils low-code/no-code impactent-ils vos projets ? Pensez-vous qu’ils puissent devenir un enjeu d’innovation ? Racontez-nous en commentaire 🙂