Les entreprises s’interrogent de plus en plus sur le choix du type d’ERP et la place à lui donner dans le système d’information. La pertinence de l’investissement ERP (mise en place ou refonte) constitue aujourd’hui plus que jamais un point clé et se doit de considérer l’approche processus, l’adaptation aux besoins métier et l’identification du retour sur investissement.
Les principes de l’ ERP générique (ERP horizontal ou destiné à tous secteurs d’activité) sont profondément remis en question. Désormais les ERP orienté métier (ERP verticaux), surtout ceux distribués en mode SaaS, séduisent de plus en plus d’entreprises.
Nous vous aidons à y voir clair et à faire le bon choix.

 

Dès l’après-guerre, les ERP répondent à un besoin de gestion, de planification et d’amélioration du pilotage. On assiste à l’émergence d’ERP horizontaux s’adressant à de très grosses structures.

Apparus dans les années 50, les ancêtres des ERP (Entreprise Ressources Planning » ou PGI – Progiciel de gestion intégré en français) sont une invention militaire pour gérer les tâches complexes de production et de logistique liées à l’effort de guerre.

Conjugués à l’émergence des premiers ordinateurs commerciaux et une époque caractérisée par la pénurie naissante de certaines matières premières,  ils connurent un certain essor dans les années 60-70  en venant répondre au besoin de planifier la production des grandes entreprises industrielles.

1990 est la décennie dans laquelle est né l’ERP que nous connaissons aujourd’hui. Sa vocation : homogénéiser le système d’Information de l’entreprise à travers un outil unique capable de couvrir un large périmètre de gestion (production, ventes, achats, gestion comptable et financière, contrôle de gestion, logistique, gestion du personnel, etc.). Il promet la capacité de soutenir les décisions prises dans tous les domaines de la société, d’améliorer la productivité, la performance et la collaboration, et de faire disparaître les systèmes d’informations propres à chaque service disséminés au sein de l’entreprise, avec les conséquences néfastes que l’on connaît,  comme les doubles saisies, l’absence de mise à jour en temps réel, les problèmes d’interfaçage et d’échanges de données, et autres erreurs.

À cette époque, on parle d’ERP horizontaux qui répondent surtout aux besoins des grandes entreprises.

 

Les ERP « étendus », puis verticaux, font leur apparition et intéressent de plus en plus de petites entreprises.

2000: l’ERP est devenu populaire et a commencé à intégrer des fonctions d’autres applications telles que la gestion des relations clients (CRM ) ou la gestion de la chaîne d’approvisionnement (SCM ). Cette décennie voit donc l’apparition d’ERP “étendus”, qui vont bien au-delà de la planification, des finances et de la production.

À la fin des années 2000, on assiste à de profonds changements dans l’univers des ERP. Les architectures classiques sont remises en cause par l’arrivée de nouveaux modèles (Cloud computing, services Web, architecture orientée service (SOA), Software as a Service (SaaS), Open Source) et l’utilisation de plus en plus importante des appareils mobiles.

En parallèle, l’ERP pénètre l’univers des PME. Des solutions de plus en plus « verticalisées » sont créées et les délais de mise en œuvre, l’un des obstacles qui a toujours arrêté la vulgarisation de ces outils, sont réduits.

 

Les ERP verticaux sont des progiciels de plus en plus flexibles, simples à installer, au coût de possession réduit. À côté des de PME, ils séduisent également de plus en plus de grandes entreprises.

Un ERP généraliste (ou horizontal) ne peut guère refléter les processus spécifiques de l’activité de l’entreprise. Le résultat est souvent que certains des processus d’affaires les plus importants continuent à être versés à l’extérieur du logiciel de planification des ressources de l’entreprise.

Un ERP vertical (ou sectoriel ou métier) est un programme de ressources d’entreprise conçue spécifiquement pour une industrie ou une niche. L’ERP «parle» la même langue que la société et permet de travailler plus efficacement, en raison de la profondeur des fonctionnalités métiers, mais aussi grâce à une prise en main de l’outil et une adoption facilitées par la complicité de langage des interlocuteurs de l’entreprise et de l’éditeur. Par exemple, un ERP pour l’industrie du vin peut gérer des informations météorologiques, l’analyse de l’échantillon, etc. Dans la même logique, un ERP spécialisé pour les SSII et les sociétés de conseil permettra de gagner un temps considérable en paramétrage, de coller entièrement à l’activité en gérant, par exemple, les candidatures et en les positionnant efficacement et simplement sur des opportunités d’affaires et les affectant à des projets, en exploitant les données des temps pointés et des frais remontés pour facturer les clients, ou encore en suivant le taux d’occupation des collaborateurs.

Bien entendu, les ERP verticaux comprennent des modules communs tels que la gestion, les finances, les achats, etc.

 

Comparé a un erp générique, les avantages d’un ERP vertical distribué en mode SaaS sont séduisants

Les ERP verticaux nécessitent :

–          Un investissement initial minimal avantageux pour les PME dont les ressources sont limitées: une solution ERP hébergée supprime l’achat de serveurs et fait passer les tâches de mise en œuvre, maintenance et gestion de l’application chez l’hébergeur. Pour le client, il n’est plus nécessaire de prévoir de la place, d’investir dans du matériel et d’embaucher et former du personnel pour gérer l’application au quotidien.

–          Accélération et augmentation du ROI : les solutions ERP hébergées permettent généralement des déploiements plus rapides que des solutions sur site. Quelques semaines suffisent, parfois moins, pour bénéficier de tous les avantages de la solution tout en maîtrisant le coût de possession. Le préparamétrage est généralement très facilité.

–          Des mises à jour transparentes : l’hébergeur ajoute de façon continue et transparente de nouvelles fonctionnalités et des mises à jour. Les utilisateurs savent qu’ils bénéficient en permanence des technologies les plus récentes, sans que leur entreprise ait à payer des frais de conseil, de personnalisation et de mises à jour.

–          Nécessite moins ou pas de ressources techniques : l’hébergeur assure les tâches d’administration du logiciel, du matériel et du réseau.

–          Des technologies très souples et agiles : ces solutions peuvent faire l’objet d’ajout, de modifications sur demande pour s’adapter aux exigences métiers, sans coût excessif. Elles reposent le plus souvent sur des Frameworks très partagés et sont facilement interconnectables avec de nombreux services.

–          Des abonnements mensuels à des tarifs très abordables : les coûts sont sans commune mesure avec ceux d’un ERP traditionnel. Le plus souvent, pour quelques dizaines d’euros par mois, il est possible de bénéficier d’une solution sérieuse qui suivra le développement de l’entreprise.

–          La mobilité : en dehors du bureau, une simple connexion internet permet aux utilisateurs d’accéder aux logiciels, avec son laptop et son smartphone.

Et si la cible des ERP verticaux est le marché des PME-PMI (CA de 0,5 à 500 M€, salariés de 5 à 2000), elle pourrait bien s’élargir aux grandes entreprises. En effet, les directions métiers, parfois désireuses de piloter leur projet ERP indépendamment de leur DSI, sont séduites par ces solutions qui,  tout au long de leur cycle de vie, s’affranchissent des contraintes techniques et se concentrent davantage sur la flexibilité, la rapidité de mise en œuvre et d’évolution, capables de répondre efficacement aux exigences métiers. Certains experts prédisent d’ici les cinq prochaines années la multiplication de ces solutions au sein des départements métiers, parfois au sein d’une même entreprise, sans entraîner toutefois de cloisonnement technique, car les ERP en mode SaaS sont pour la plupart capables de communiquer entre eux.

 

Selon une enquête de satisfaction des utilisateurs français d’ERP
menée en  2014 par le cabinet CXP, le parc logiciel d’ERP
demeure ancien, mais donne encore satisfaction. Les ERP occupent
encore un périmètre fonctionnel assez classique. Les projets
dépassent souvent le budget et les délais.
Si les solutions SaaS/cloud  restent encore en retrait, elles
sont promises à un bel avenir, car 75% des répondants disent s’y
intéresser sérieusement en cas d’évolution ou de mise en place. Le
cabinet d’analyse Gartner prédit que d’ici 2018, 30 % au moins des
entreprises de services auront placé la majorité de leurs ERP dans
le cloud.
La confiance reste de mise avec l’éditeur et dans une moindre
mesure avec l’intégrateur.
Près de 60 % des répondants déclarent avoir des projets
d’évolution plus ou moins certains dans les 12 prochains mois.
http://www.cxp.fr/content/resultats-de-la-1ere-enquete-de-satisfaction-des-utilisateurs-francais-d%E2%80%99erp-et-de-progiciels-de-ges

 

 

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