Le dirigeant d’ESN fait aujourd’hui face à de nouveaux défis dans sa manière de manager : arrivée de la génération Y qui aspire à travailler différemment, organisation du travail en constante mutation, nouvelles valeurs d’entreprise… Dans ce contexte, comment cultiver un environnement, un état d’esprit et une organisation qui libèrent les énergies collectives et individuelles de leurs collaborateurs ? Focus sur les commandements du dirigeant d’ESN 3.0…

 

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1. Sa confiance, il accordera

Donner sa confiance est le premier acte exprimé d’un dirigeant vers son collaborateur. Il inscrit ainsi une relation de responsable à responsable. Cette valeur est particulièrement importante pour la nouvelle génération qui aspire à un climat bienveillant et emphatique. Lâcher prise, faire confiance à ses équipes, répartir autrement les décisions et les responsabilités n’est pas seulement bon pour l’entreprise et les salariés, c’est aussi extrêmement bénéfique pour le dirigeant.

 

2. Sur le terrain, il ira

C’est en allant sur le terrain, se confronter aux réalités des collaborateurs que le dirigeant d’ESN pourra comprendre réellement ce qui se passe au sein de sa société. Les opérations « Vis ma vie » permettent ce lien avec le terrain et facilitent l’évaluation de la satisfaction des clients, des fournisseurs et des partenaires de l’entreprise. Se mettre dans la peau d’un de ses collaborateurs le temps d’une journée : quoi de plus efficace pour comprendre son travail, ses conditions d’exercice, ses contraintes ?

 

3. La satisfaction de ses collaborateurs, il mesurera

Les entreprises qui rendent heureux leurs collaborateurs satisferaient mieux leur clientèle. En effet, sachant qu’il est plus facile de reproduire un comportement que l’on a déjà reçu, un collaborateur épanoui et motivé se mettra pleinement au service de la satisfaction client. Il pourra être envisagé de mettre en place  des études régulières de satisfaction des collaborateurs qui devront être débriefées et animées par tous les managers, à commencer par le dirigeant et son CoDir. Ne négligez pas non plus l’importance des feedbacks dans les deux sens.

 

4. La transparence, il cultivera

Pour le dirigeant, il convient d’expliquer les décisions, d’infuser davantage de collaboration, de partager des compétences et des idées et de veiller à ce qu’elles soient vues par tous. Dans un environnement transparent, il est beaucoup plus facile de voir et de mettre un terme à tout projet allant dans la mauvaise direction ou à toute tâche dupliquée avant que les choses ne deviennent incontrôlables. Partager les problèmes et les risques permet de prendre des décisions en équipe et ainsi, avoir de meilleurs taux de visibilité et de réussite.

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5. Autrement, il décidera

Une bonne pratique consiste à nommer un CoDir Bis composé de collaborateurs qui ont des fonctions opérationnelles et/ou appartiennent aux générations Y et Z. Avec ce groupe, il conviendra d’animer des ateliers créatifs, des brainstorms, des jeux de rôles… Ceci dans le but de faire émerger de nouvelles idées et de créer de la valeur via des points de vue différents.

 

6. Authentique, il restera

Selon une étude, le personnage de fiction qui représente le dirigeant idéal est Yoda, le maître Jedi de Star Wars. Pourquoi ? Parce qu’il fait preuve d’humilité et d’humanité, qu’il se montre transparent sur ses doutes, qu’il ne ressent aucune difficulté à dire qu’il ne sait pas, qu’il fait confiance aux autres Jedi pour résoudre les problèmes. En résumé, il est authentique. N’est-ce pas une preuve de sagesse que d’accepter qu’il est impossible de tout savoir, que certaines décisions ont été mauvaises, qu’on requiert l’avis des collaborateurs pour prendre certaines décisions ?

 

7. Les process chronophages, il supprimera

L’enjeu est de gagner en agilité, de décider plus rapidement et de stimuler l’innovation. Il faut oser réduire les temps de reporting et de contrôle afin d’augmenter le temps des collaborateurs pour développer l’entreprise, l’innovation et la motivation. Doter ses équipes d’un ERP pour la récolte des temps et frais peut, par exemple, leur faire gagner un temps précieux, du coté consultants, comme du coté RH.

 

8. Se déconnecter, il saura

Le dirigeant peut recevoir 100 mails et prendre 50 décisions par jour…. Il doit arrêter de décider de tout, tout de suite. Un dirigeant doit pouvoir profiter de ses congés. Lorsqu’il est en déplacement professionnel ou en réunion, la machine tourne quand même. C’est la même chose lorsqu’il s’accorde des vacances : ses équipes gèrent les affaires courantes, il peut leur faire confiance. Cela lui permettra de revenir plus fort et motivé à la rentrée.

 

9. Aux cotés de ses collaborateurs, il avancera

Le dirigeant a tout intérêt à apparaitre comme un leader qui avance au côté de ses collaborateurs plutôt que comme un leader qui représente l’autorité. S’il se comporte ainsi, il aura tout gagné et améliorera indéniablement les performances de l’entreprise ! Par exemple, pourquoi ne pas abandonner le bureau cloisonné pour intégrer l’open-space aux côtés des équipes ?

 

10. Le droit à l’erreur, il donnera

Quand on expérimente, on a le droit de se tromper. Beaucoup d’inventions sont nées d’erreurs ou de maladresses. Favoriser le droit à l’erreur, c’est développer la créativité et mettre son équipe en route vers l’innovation. Plus l’autonomie est grande, plus les initiatives créatives porteront leur fruit. On peut y voir aussi l’occasion d’y accroître ses compétences en dédramatisant la prise de risque. Faire sortir ses collaborateurs de leur zone de confort devient alors primordiale.

 

Et vous, quelles sont vos bonnes pratiques pour améliorer votre management en temps que dirigeant d’ESN ? Parlons-en autour d’un café…

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